Scène de musiques actuelles
de territoire en ardèche

Artistes associés > Carnet de route(s)

Sammy Decoster # 5 | Lagorce

Le 7 avril 2017 :


Il y a du caillou pour caler la grosse. Pas de doute nous sommes bien en Ardèche...


À La Crypte de Lagorce

 

Sammy Decoster # 4 | Plaine de Malataverne

Le 5 avril 2017 :

Dans la plaine de Malataverne, je prépare la session de cette après-midi : "Loup bougie" a été écrite suite à la rencontre d'un groupe d'enfants et de personnes résidant en maison de retraite.
Le loup bougie est un jeu décrit par l'un des enfants comme une poursuite au cours de laquelle fondent les participants touchés par le loup. Seul un joueur encore libre et vaillant peut délivrer la bougie avant qu'elle ne se consume totalement.

Vidéo à retrouver sur la page facebook de Sammy

 

Sammy Decoster # 3 | Annonay

Le 13 mars :

Annonay. Deuxième jour de résidence à La Presqu'île.

Avec les encouragements d' Anaelle.

 
 
 

Sammy Decoster # 2 | Viviers

Le 11 Janvier 2017, 17h :

 

Je erre sans but dans les rues de Viviers, transporté par son riche passé et la nostalgie qui tapisse les ruelles du vieux centre-ville.

Je sors tout juste d’une rencontre entre les enfants du centre de loisirs et une dizaine de personnes âgées de la maison de retraite, avec pour mission de le chanter plus tard.

Après ce rendez-vous sous forme de goûter animé par les discussions, la ville me parle d’avantage : un riche patrimoine historique et architectural, une âme intense, comme piégée dans la pierre.

 

J’écoute un instant: la roche taillée me livre ses secrets… puis m’invite à poursuivre la balade.

         « Reprends ton chemin, rejoints les arbres. »

 

L’épaisse couche de nuages au dessus du clocher de la petite cathédrale Saint-Vincent forme comme une douce chape de plomb. Depuis le sentier qui me mène à la Joanade (la Vierge qui domine la ville), la vue en cette fin de journée est magnifique. Je ressens soudainement le besoin d’appeler ma mère. Entendre sa voix. « Maman nous sommes plus vulnérables que la pierre hein? »

 

Sammy Decoster # 1 | Viviers

Il est formellement interdit par la loi de téléphoner au volant de votre voiture et désormais vous ne pouvez même plus y manger un sandwich au jambon (soit dit en passant on ne trouve plus de bons jambon-beurre sur nos aires d’autoroutes, ce qui réduit nettement le risque d’en manger). Par contre, aucune contre indication pour la prise de clichés depuis la place du mort. La route se déroule sous les pneus devenus ronds de ma voiture qui dévie (elle dévie même sérieusement à droite, un problème de « silent-bloc » à changer m’a-t-on glissé…) et je prends la fuite à travers le décor des filtres photos de ce téléphone devenu bon marché depuis que les opérateurs ont volontairement rendu flou le prix réel de ce genre de machines : elles ont l’avantage, tout en vous accrochant à votre espace gratifiant, d’axer votre imaginaire sur des contrastes intéressants, en désaturant aussi légèrement qu’une goutte de lait dans un café noir cette réalité aux couleurs parfois trop intenses. Ce sont les douces couleurs de l’automne qui s’offrent ici à moi et la lumière sur la route qui m’emmène loin est magique. 

Je traverse alors à l’écran une partie de la Drôme par le Royans puis regagne la Nationale 7 pour Montélimar. En approchant Le Teil par les bords du Rhône j’aperçois au loin la fabrique de nuages de Cruas. Les nuages seraient donc une spécialité Ardéchoise ? 

Arrivé en fin d’après-midi à Viviers, je pose mes affaires à La Marguerite Rouge, cette jolie auberge où l’on mange et dort si bien, dans l’ordre que vous voudrez

J’ai rendez-vous à la salle de l’Orangerie à la sortie de la ville pour ma première rencontre avec l’Antiviral, non l’Antichorale (c’est tout de même chiant ces correcteurs automatiques de texte !
Quel nom d’ailleurs… A quoi s’attendre, des gens tatoués qui hurlent comme des loups en canon ?

J’arrive en début de soirée à la séance qui est encadrée par l’enthousiaste anti-chef-de-choeur Agnès.
En guise de présentation, j’ai chanté mon anti-chanson « L’homme sans voix » sur ma guitare désaccordée par la faible température dans l’immense salle.

Peu à peu, l’ambiance se réchauffe : la dizaine d’Antichoristes présents sont chaleureux comme dix feux de cheminée et nos discussions s’envolent autour de cette minuscule région du globe où nous sommes par une longue série de coïncidences ici plantés. Nous allons y écrire une chanson ensemble, une chanson sur la bouffe, ou non, plutôt une chanson de marins. « Il n’y a pas de marins en Ardèche ! » lance quelqu’un. Justement, le contraste !