Scène de musiques actuelles
de territoire en ardèche

C’est une soirée qui embrasse toute l’Afrique d’aujourd’hui, de son cœur battant de multitudes mesures à sa tête ébouriffée par des vents venus d’ailleurs… De son Nord, avec la pop world de Djazia Satour, à ses satellites insulaires telle La Réunion, avec le maloya nomade de Saodaj’ !

Si vous aimez :
Hindi Zahra, Danyel Waro, les musiques noires et la magie blanche…

La Presqu'île

Annonay

ANNONAY 07100

04 75 33 15 54

Saodaj' + Djazia Satour

 

Sur Place : 15€ | Prévente : 13€ | Adhérent : 11€ | Réduit : 9€ | Jeune : 6€

 

VOL TRANS(E) AFRICA

C’est une soirée qui embrasse toute l’Afrique d’aujourd’hui, de son cœur battant de multitudes mesures à sa tête ébouriffée par des vents venus d’ailleurs… De son Nord, avec la pop world de Djazia Satour, à ses satellites insulaires telle La Réunion, avec le maloya nomade de Saodaj’ !

Si vous aimez :
Hindi Zahra, Danyel Waro, les musiques noires et la magie blanche…

Saodaj’, le maloya nomade

Venu de La Réunion et réinterprétant le maloya, genre musical traditionnel de l’ile, Saodaj’ propose une musique dépouillée d’artifice qui interpelle d’abord les sens. Ils chantent principalement en créole et en français, leurs textes questionnant les beautés et les dérives de notre temps. Voix claires, impétueux rythmes ternaires magnifiés par une complémentarité époustouflante, ce jeune quintet nous emmène vers un lieu envoûtant, inconnu et pourtant familier.

Djazia Satour

C'est dans l'Alger des années 80, où elle grandit, que Djazia Satour exerce son oreille aux airs de l'opéra, de la pop music des années 60 et du chaâbi. Elle chante ses premières notes sous ces influences mêlées. Arrivée à Grenoble en 1990, elle a tôt fait de connaître ses premières expériences musicales, sur scène et en studio,notamment en tant que choriste du groupe Gnawa diffusion (1995-1999). Sa voix, qui transcende les registres, est la matrice de cette fusion unique, jamais démentie depuis la première exploration des années Mig, le groupe trip-hop électro qui l'a fait connaître (en six ans d'existence, entre 2000 et 2006, MiG a sorti un EP et deux albums). À l'âge de 30 ans, en 2010, elle s'offre un intermède acoustique. Déployant une prodigieuse énergie, elle autoproduit « Klami », un 6 titres fait d'arrangements dédiés entièrement à la scène. Affranchie du lissage des machines, elle rayonne et porte des choix musicaux innovants et intuitifs. Lauréate du Fair en 2011, elle peut tourner en France avec ce nouveau répertoire et prendre le temps de composer son premier album. Le disque « Alwâne » sort fin 2014. Trip hop, ballades pleines de mélancolie douce et lumineuse, variations sur fond de blues, jeu aérien de cordes, rap, ragga explosif… La prime recherche de la mélodie, écrin où ses paroliers de toujours sont venus sertir ses thèmes de prédilection, s’accomplit dans le secret des envies et des états d'âme de la chanteuse. Dans son nouvel album, prévu pour début 2018, Djazia entend explorer librement une veine créative personnelle plus affirmée. Elle mène une recherche approfondie sur les sonorités, animée par la maturité et le besoin de tendre l’oreille vers l'héritage d’ancêtres disparus : le mineur oriental se marie au blues, une valse à trois temps s'invite sur des rythmes chaâbi en se combinant à des samples de ‘oud, et les bendirs de tribus imaginaires se syncopent avec les riffs de banjos les plus débridés… Entièrement chanté en arabe et construit autour de compositions originales, cet album raconte la parole d’exil, la force de l’amour, la magie du chant… À travers des textes aux échos personnels, l’artiste suggère une approche du monde, tout en opérant un retour aux sources empreint de délicatesse et d’éloquence. Loin des exhibitions de senteurs passéistes, ce nouvel opus doit son authenticité autant à l’invention qu’à la tradition.