Scène de musiques actuelles
de territoire en ardèche

Inoxydable poète du grand large des émotions humaines, Miossec revient à notre bon port 2 ans après un concert mémorable où il nous avait fait le plaisir de jouer dans l’intimité de notre Presqu’île. Il y revient, toujours plus proche de l’essence de son beau métier, avec un nouveau répertoire au titre hautement évocateur : « Les Rescapés ».

Si vous aimez :
Allain Leprest, Alain Bashung, Dominique A…

1ère partie avec iAROSS

La Presqu'île

Annonay

ANNONAY 07100

04 75 33 15 54

Miossec + 1ère partie iAROSS

 

Sur Place : 18€ | Prévente : 16€ | Adhérent : 14€ | Réduit : 12€ | Jeune : 6€

 

Chansons organiques

Inoxydable poète du grand large des émotions humaines, Miossec revient à notre bon port 2 ans après un concert mémorable où il nous avait fait le plaisir de jouer dans l’intimité de notre Presqu’île. Il y revient, toujours plus proche de l’essence de son beau métier, avec un nouveau répertoire au titre hautement évocateur : « Les Rescapés ».

Si vous aimez :
Allain Leprest, Alain Bashung, Dominique A…

1ère partie avec iAROSS

Miossec
"Les Rescapés"

Parmi Les Rescapés on trouve des infidèles, des incendiaires, des hommes et des femmes, leur vie sentimentale. Il y a aussi des urgences et il y a des dimanches ; une ville blanche, des parkings de supermarché, des instants volés, des couleuvres, des pétales et, « sous le ciel, la chair et le sang. » Le résultat, costaud, charnel, se résume en un mot : organique. Miossec a choisi d’intituler son onzième album studio « Les Rescapés ». Parce que ce mot, pris dans les vents contraires, évoque à la fois la tristesse et l’optimisme. Parce que quiconque est arrivé jusque-là, malgré les blessures, les obstacles, les pertes, les tourments et les désillusions, est l’un d’eux. Et peut-être, aussi, parce que cet album est le résultat d’un long voyage animé par un souffle, une envie bien particulière : que l’on sente l’homme, la femme, derrière chaque son - que l’on sente les êtres vivants. Les Rescapés vient après près de 4 années de tournée. À celle en grand ensemble d’Ici-bas, ici même (2014) a très vite succédé celle, plus intimiste, plus militante et plus spontanée de Mammifères (2016), passée par des guinguettes, des granges, un vignoble, un musée. Cette dynamique habite Les Rescapés qui compte trois morceaux sur le frisson de la scène, le banal et le divin de la tournée (L’Aventure, On meurt, Pour). « Pour tous les territoires parcourus, pour ceux où on ne vient plus, ceux où on ne passe pas. Pour la géographie du désespoir et celle de la joie, pour la beauté, pour le geste et pour la façon dont elle se manifeste » chante Miossec sur Pour composé avec Benjamin Lebeau. Les autres morceaux sont écrits, composés par Miossec excepté « La Vie Sentimentale » avec Mirabelle Gilis et « Les Infidèles » avec Leander Lyons. Dans cet album transpirent l’envie de porter la musique sur scène et la joie sans cesse renouvelée d’avoir retrouvé l’essence du métier, son utilité. Les Rescapés se construit de mai 2017 à avril 2018, sur trois périodes distinctes. Brest d’abord, avec Mirabelle Gilis et Leander Lyons, où une première étape s’impose : limiter le champ d’action en réunissant « du matériel d’avant les programmations » - Piano, Roland SH 1000, Orgue Yamaha, Mellotron et une boite à rythme italienne, une Elka. Pour cet album particulièrement, Miossec entend maîtriser de bout en bout le son. Comme une sérigraphie, raconte-t-il, « le disque s’est fait avec les mains, dans un cadre et avec un choix de couleurs sonores précis, volontairement limité ». Ici se lit la volonté de retrouver les contraintes et les principes, tenus, assumés, des débuts. Viennent ensuite les étapes parisiennes : au studio Badabing de Julien Delfaud avec Laurent Bardainne, Mirabelle Gilis et Sylvain Daniel où les chansons sont enregistrées en live, avec le rajout de basses Roland et de Jupiter. Puis Studio Garage où l’album est mixé et malaxé avec Dominique Ledudal, avec qui, pendant des nuits, l’entente se fait parfaite. Là, les morceaux sont remodelés avec des guitares, toutes jouées par le chanteur, qui ne sonnent pas souvent comme des guitares. Pour Miossec, cet album est le plus personnel musicalement, depuis Boire (1995). Entre temps qu’est-il arrivé ? Quels drames et quelles peaux a-t-on effleuré ? « Je suis devenu ce que font les années, tout ce qui a pu se passer, les souvenirs perdus ou complètement déformés » chante Miossec dans Je suis devenu. Rescapés de nos erreurs, de nos élans et de nos vertiges dont Miossec a souvent su écrire la bande son, nous voilà donc face à l’urgence et au frisson du présent. Organique.

iAROSS

C’est la rencontre de trois styles, un son fluide, limpide, évident, reflétant des influences multiples. Le trio, issu du conservatoire, fusionne jazz, rock, chanson française et slam. C’est avec ce mélange très particulier que les montpelliérains se sont déjà fait remarquer avec leur deuxième album « Renverser », Coup de cœur de l’Académie Charles Cros.

Pendant les trois années qui séparent les deux disques, iAROSS a pris le large, se nourrissant de ses voyages (Japon, La Réunion, …) et revient avec cette envie d’aller encore plus loin dans la recherche de sa sonorité propre.

Les morceaux sont nés autour des textes, le groupe voulait en respecter l’ossature et éviter le superflu. L’équilibre est trouvé, entre l’épure et les envolées aussi puissantes que planantes, avec les guitares et claviers de Colin Vincent, le violoncelle de Nicolas Iarossi et Germain Lebot (c’est désormais Julien Grégoire qui le remplace sur scène), qui explore divers horizons electro et jazz permetant de créer la surprise auprès d’un auditoire invité au voyage par les musiques et à l’introspection par les textes.

De Danyèl Waro à Babx, en passant par Tue-Loup, Grizzly Bear, Radiohead et les artistes du feu label Lithium, les références sont nombreuses. Les compositions électro minimalistes de James Blake ont d’ailleurs accompagné le groupe dans la composition de « Comme chaque nuit ».

Des instrumentations qui reflètent le propos avec une véritable cohérence comme « 14/14 », titre écrit au moment du centenaire de la Première Guerre, offrant un constat désabusé, cent ans plus tard.

C’est un album tout en relief, à l’image de la vie, avec ses moments calmes, comme le titre en kora/voix « Jamais rien ne revient » et ses moments de rage, de folie.

Et de la rage, il y en a. Le titre « Le Cri des Fourmis » exprime cette révolte des petites gens, notre impuissance et notre désarroi.

Inspiré par les auteurs précurseurs du surréalisme tels Rimbaud ou Lautréamont, et le cinéma poétique des années 50, de Pasolini ou Bertolucci, le chanteur, slameur, poète à la voix rauque, use de la métaphore, d’images fortes et parlantes pour exprimer ses ressentis, de la rupture amoureuse (Comme chaque nuit) aux problèmes de société. Le titre « Chiens de garde » est quant à lui directement inspiré du livre de Paul Nizan (Les chiens de garde), « Trace » c’est l’image de l’Homme désincarné qui ne se soucie plus de ce qui l’entoure.

On retrouve chez iAROSS l’empreinte du «Théâtre de la cruauté» d’Antonin Artaud, cette souffrance d’exister, cette idée que le “monde glisse et se suicide sans s’en apercevoir”.

Les chansons de iAROSS sont l’exutoire d’un observateur, d’un curieux ancré dans notre époque et qui cherche à la comprendre, qui frappe à coups de guitares saturées, d’envolées de violoncelles et de textes forts dans la fourmilière …