Scène de musiques actuelles
de territoire en ardèche

Voilà rassemblées en une soirée deux des nouvelles têtes pensantes du rap français, deux représentantes bien différentes d’une nouvelle vague aux allures de tsunami. Artistes polyglottes venues d’au-delà des océans, Tracy de Sá & Billie Brelok rappent comme elles respirent ! Leur engagement est à la hauteur de le groove, communicatif !

Si vous aimez :
Casey, M.I.A., Kate Tempest…

La Presqu'île

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Tracy de Sá + Billie Brelok

 

Sur Place : 15€ | Prévente : 13€ | Adhérent : 11€ | Réduit : 9€ | Jeune : 6€

 

Hip-Hop

Voilà rassemblées en une soirée deux des nouvelles têtes pensantes du rap français, deux représentantes bien différentes d’une nouvelle vague aux allures de tsunami. Artistes polyglottes venues d’au-delà des océans, Tracy de Sá & Billie Brelok rappent comme elles respirent ! Leur engagement est à la hauteur de le groove, communicatif !

Si vous aimez :
Casey, M.I.A., Kate Tempest…

Tracy de Sá

Née en Inde, partie vivre un fragment de son enfance au Portugal, adolescente en Espagne avant de s’établir en France : retracer l’itinéraire de Tracy De Sá impose de suivre une route de plusieurs milliers de kilomètres à travers le globe. De ces pays et ces villes (Goa, Lisbonne, Malaga, Montpellier, Lyon) qui l’ont vu naître et grandir, Tracy n’aura cessé de s’enrichir humainement et culturellement. Flamenco, reggaeton et R&B bercent ses premières années musicales avant que tout ne soit bouleversé par un choc frontal avec le hip hop. Des cinq disciplines venues du Bronx, elle choisira d’abord la danse, passant le début des années 2000 à vivre aux rythmes des acrobaties et des contorsions, des battles et des affrontements alimentés par l’énergie de compétition du hip hop.
Entre rappeurs, danseurs, graffiti artists et DJ’s, les cloisons étaient poreuses. Et c’est presque normalement que Tracy a saisi un stylo et une feuille pour se mettre au rap. Gestuelle, attitude, état d’esprit militant, tout traduisait déjà en elle une aptitude inexploitée pour la matière.
La rencontre avec le chanteur XKAEM, en 2012, pose les bases d’une première collaboration concrète entre soul et rap. D’autant que l’année suivante, en 2013, elle croise la route de Gate. Il est beatmaker, elle rappe, l’alchimie prend instantanément. Le duo durera jusqu’en 2017, laissant derrière lui la mixtape Alpha Female (2014) mais aussi beaucoup de live. La scène, son ring pour lequel elle répète inlassablement accompagné de son complice Comix Delbiagio. Ajuste le détail, perfectionne tout ce qui peut l’être, règle ses shows pour les amener vers toujours plus de perfection, sans temps morts ni place pour l’à-peu-près. La forme doit pouvoir activer les corps et le fond ouvrir et élever les consciences.

Féministe évidente, fière dans un milieu hip hop régi par les hommes, Tracy déroute l’auditeur par ses changements de rythmes imprévus mais maîtrisés, le galvanise de ses rimes guerrières. Le fait sourire, avec “Battery Low”, de ces drames relatifs que l’on vit quand la batterie du téléphone plonge dans le rouge. Lui fait lever la main en l’air et hocher la tête en cadence sur le manifeste “Bring Back Hip Hop”. Lui parle d’amour, de vie, de doute. Lui raconte l’histoire d’une petite fille partie d’Inde, construite dans le chaos de milliers de kilomètres parcourus.

Billie Brelok

Billie Brelok multiplie les collaborations au beatmaking: après avoir posé ses premiers couplets sur les productions de ses confrères Rellyko des Reuftons et Modi membre du crew FatSk c'est des suites de sa rencontre avec le compositeur Didaï que découlent plusieurs morceaux et qu'elle entreprend son premier enregistrement, sous la codirection artistique de celui-ci ; suivront d'autres collaborations avec Guillaume Dekerle, Guts, ou encore Gemo et Crown plus récemment. La MC mélange les influences musicales et les identités sonores au gré de ses bilinguismes et saillies, entre les accents nanterriens et les élans hispanophones « a lo perucho ».
Son empreinte étant tissée d’influences très diverses, elle est souvent incompatible avec les grilles de lectures et de classement usuels du rap français. La scène demeure l’espace-temps ou la singularité de son écriture prend sens et ou l’impact de ses mots opère. Là où se joue le vivant, le propos et ses chemins. C’est aussi son moyen de diffusion le plus réel somme toute.
Accompagnée d'un dj à la machine ( Didaï ), d'un guitariste (Dan Amozig) et d'un bassiste ( Gaye Sidibé), la puissance de frappe textuelle se décuple sur le groove indispensable et l'aplomb eurythmique des musiciens. Sous leurs cagoules de ukukos ils se répondent entre répliques convulsives et teintes plus saturées. ( Le ukuko est un personnage mythique de l'Altiplano à l'intersection de multiples ramification mythologiques andines, tour à tour fils d'un ours et d'une jeune fille andine kidnappée, danseur virtuose mystérieux ou encore chercheur de neige sacrée...il y aurait milles légendes à explorer sur le ukuko tant il y a de façons de le raconter).
La musicalité du texte et les intentions sonores crépitent, rugissent et se combinent lors de ses concerts habités, déterminés.
Après un premier Ep plutôt artisanal, L’embarras du choix ( 11 titres, 9 morceaux), et la mise en circulation de 3 clips (pour les titres Bâtarde / Vertigo / Limalimón), la rappeuse s’apprête à sortir un second projet qui devrait voir le jour courant 2018.